Drupal Dev Days Szeged 2014 – Episode 2

Les Drupal Dev Days ce sont trois jours de conférence, si vous voulez savoir ce qu’il s’est dit précédemment, n’hésitez pas à lire mon compte-rendu de la première journée des Drupal Dev Days Szeged. Voilà ce que j’ai retenu de la deuxième journée.

Drupal Developer Days - J2

Keynote

Pour continuer sur leur lancée, les organisateurs ont proposé une Keynote avec un intervenant de qualité, en l’occurence une intervenante car il s’agissait de Cathy Theys (@YesCT sur drupal.org). Le sujet de sa présentation était à propos de l’organisation de sprints. Cathy est l’une des figures incontournables lorsque l’on parle de sprints, elle a aidé à se former des sprints allant de 10 personnes à plus de 600.

Les messages qu’elle a envoyé lors de son intervention sont assez simples, pour réussir vos sprints les nouveaux arrivants sont la clé. Il y a un cercle vertueux à les mentorer efficacement. Un débutant est impressionné par toute la mécanique du développement du coeur alors prenez le par la main en l’aiguillant vers des issues qui sont à sa portée pour le mettre en confiance. Prenez également le temps de faire du suivi avec ces nouveaux venus pour qu’ils ne soient pas lâchés dans la nature.
La principale difficulté consiste à réussir à « fidéliser » les contributeurs, trop souvent ils viennent aider pendant 1 ou 2 jours puis repartent dans la nature. Si vos sprints sont bien gérés, vos mentors vont prendre soins de ces nouveaux arrivants et pourront petit à petit les aider à devenir eux même mentors.
Être mentor n’est pas une mission réservée à une élite, si vous avez appris à faire une chose vous pouvez la réapprendre tout de suite à quelqu’un d’autre (et vous devenez alors son mentor). Les mentors peuvent ne pas savoir et vont vous transmettre leur approche pour trouver des réponses « voilà comment je m’y prendrais pour chercher », « j’irais parler à cette personne pour lui demander son avis », etc.
C’est grâce à l’envie de partager que la communauté fonctionne et que les sprints prennent chaque année un peu plus d’ampleur. Ne soyez donc pas effrayés et tentez de proposer un coup de main autour de vous en organisant vos sprints. Même si les gens ne viennent pas en masse la première fois, martelez vos messages, continuez de laisser une porte ouverte pour permettre aux plus timides de sauter le pas et la sauce prendra autour des sprints.
Par ici pour lire ses slides.

Building really fast websites with D8

Ma première session de la journée a été celle de Wim Leers, il y a parlé des performances de notre cher Drupal et de comment l’on pouvait les améliorer. La session était principalement orientée autour des problématiques de cache et bien entendu des problèmes d’invalidation de cache (l’un des deux sujets les plus compliqués en informatique avec le nommage des choses). L’un des principaux problèmes du cache généré par D7 est que le markup de certains éléments comme les liens contextuels, ou l’affichage d’un drapeau « nouveau contenu » change d’un utilisateur à l’autre, obligeant à générer autant de variantes d’un même cache. Changer de technique pour cacher ces données est donc une piste qui a été suivie, l’idée consiste à générer la même base de markup pour tous et d’injecter des placeholders qui sont remplacés à la volée pour chaque utilisateur. Cela coûte quelques requêtes supplémentaire par page mais cela est beaucoup plus bénéfique dans son ensemble. S’appuyer sur des techniques comme le localStorage / sessionStorage (stockage de données côté client plutôt dans une base de données) fait aussi parti des nouvelles façons de faire qui permettent de rendre la gestion du cache plus maligne.
Dans Drupal 7, il était impossible de savoir quels caches invalider lorsqu’un contenu était mis à jour, il y avait le cache du rendu direct de l’entité mais peut être aussi des rules ou des pages de listing à invalider. Difficile donc de savoir qu’est ce qui était utilisé où.
Il a donc été décidé d’ajouter des tags aux bins de cache, permettant ainsi de tagger un élément avec un node id, un user id ou un type de contenu (mais pas que), de cette façon lorsque vous allez invalider un cache, vous allez invalider un tag « je veux vider tous les caches qui sont liés au node 2254″. Imbattable comme technique pour améliorer la finesse des invalidations !
La présentation était vraiment intéressante, vous pouvez consulter les slides de Wim sur son site.

D8 plugin system

Un des gros morceaux de Drupal 8 a été présenté par Aspilicious. Le système de plugin de Drupal 8 pourrait être présenté de plein de façons différentes et avec des degrés de profondeur plus ou moins importants. Je vais me contenter de vous en faire la description qui me parait la plus pertinante.
Le système de plugin se base sur le principe des annotations introduit par un composant de Symfony. Les annotations sont des commentaires autour des classes qui suivent une structure bien définie et qui permettent au système d’étendre les composants de votre application. C’est ni plus ni moins que l’équivalent de vos hook_info_*() dans Drupal 7.
Le système de plugins en lui même est la possibilité qu’il vous est donnée de créer vos propres composants, vos propres hook_info(). Jetez un oeil aux slides, Aspilicious a pris le temps d’introduire tous les concepts de la plugin API par une suite d’exemples de plus en plus complexes.

Themer VS Coder

Moment de légèreté de la journée, Campbell et Adam, développeur pour l’un et thémeur pour l’autre, sont partis d’une base de wireframe de site et se sont donné comme mission de s’approcher de la mise en page demandée au plus près en partant d’un site Drupal avec des contenus déjà saisis et un peu de configuration faite.
Après 15 minutes chacun, on se rend compte que certaines choses sont faciles à faire pour l’un des deux mais plus compliquées pour l’autre (et inversement).
La conclusion de leur démo (où ils arrivent presque tous les deux au résultat demandé) est que tous les corps de métier doivent collaborer car leurs compétences sont complémentaires.

Get ready for fully translated sites with Entity Translation

Schnitzel impliqué dans l’équipe multilingue qui travaille sur Drupal 8 a présenté l’état de l’art des traductions pour Drupal 7. Il n’est pas toujours simple de choisir sa stratégie de traduction de contenu mais ça l’est un peu si vous lisez les slides de la présentation. Michael a montré comment utiliser Entity Translation et comment basculer vers ce module si précédemment vous utilisiez content translation ou field translation. Ce module est une référence et a été utilisé dans la nouvelle version majeure de Drupal. Ses slides sont en ligne (attention aux allergiques, beaucoup de chatons dans les slides !)

Care for your backoffice

Cette dernière présentation de la journée est celle que Guillaume et moi avons donné, les slides sont ci-dessous. Pendant cette présentation nous avons listé les conseils et modules que vous pouvez utiliser pour améliorer vos backoffice. Des utilisateurs passent des heures à se servir de ces interfaces, optimisez les, profitez de modules disponibles côté contrib pour rendre vos backoffices plus utilisables et si vous avez de bonnes idées, contribuez les !

Lire le compte-rendu de la troisième journée.

4 thoughts on “Drupal Dev Days Szeged 2014 – Episode 2

  1. Bonjour,

    Merci pour cet article et le précédent qui sont très intéressant.

    Je crois qu’une petite erreur s’est glissée dans le paragraphe « Building really fast websites with D8″ : « Dans Drupal 8, il était impossible de savoir quels caches invalider  » Ce n’est pas plutôt Drupal 7 ?

  2. Merci pour le signalement, c’est corrigé et le lien vers les slides de Wim Leer est ajouté.

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